Confession et retour sur terre

Le mot de la fin pour mes blogs (©julianrod)
Bonjour à tous,
Une prise de conscience m’amène à ne plus poursuivre cette aventure du blogging. Elle m’a été offerte par Chantal Attia que je remercie encore.
Je ne veux plus faire plaisir à mon égo qui croit pouvoir vous montrer la voie, vous aider à élever votre conscience ou à prendre soin de vous de façon holistique…etc. Je me rends compte à quel point mes propos ont pu être prétentieux, soufflés par un moi parasité qui se prenait pour le Bouddha du XXIème siècle. Que ceux qui me lisent aujourd’hui me pardonnent ces délires d’un égo boursouflé. Je ne m’épancherai pas en justifications malsaines, encore une fois motivées par mon système de pensées erroné.
Je vais donc poursuivre mon chemin à la découverte de l’amour, de la joie, de la paix… et aussi de mes talents et de ma vérité ? Cette route pour moi me ramène à des choses plus concrètes, plus terre à terre.
Mes talents ? Peut être sont-ils du côté du cheval, en tout cas celui-ci m’aide à rester dans l’instant présent et à travers lui je ressens beaucoup d’amour… Alors je vais mettre tout en oeuvre pour passer davantage de temps à son contact. Peut être aussi ont-ils un rapport avec l’écriture dans certaines conditions (quand je parle de moi et de mes expériences avec pour seul objectif de vous raconter ce que j’ai vécu) ? Ou le tissage, la sculpture ? Je vis littéralement ces activités : quand j’y suis, j’y suis entière (corps et âme ?). Ces tâches m’absorbent complètement, je ne vois plus le temps passer, mes pensées sont uniquement orientées vers ces actions, je ressens beaucoup de plaisir, et mon égo disparaît. Je ne ressens pas ou très peu de plaisir à écrire un article visant à vous livrer des conseils à partir de mes maigres apprentissages en équitation ou en médecine douce, parce qu’au fond je sais que je n’ai rien à vous apprendre là-dessus, je ne suis qu’une apprentie au premier jour d’ouverture de l’école, et aussi je n’ai pas de plaisir dans le fait de vous transmettre ça… Peut être en aurais-je à partager sur un autre sujet, qui sait ? Peut-être bloguerais-je plus tard sur autre chose ? Là, je me rends bien compte que je n’ai rien à vous donner. Mon magasin est vide, et le stock aussi.
Je vais poursuivre mes explorations, et apprendre à écouter ce qui est bon pour moi, et non pour mon égo. Un conte, appelé « Vassilissa » et relaté par Clarissa Pinkola Estès dans « Femmes qui courent avec les loups », que j’ai lu hier soir comme par hasard
, relate exactement ce processus de retour vers l’intuition, le coeur, et les étapes à franchir… Je vais commencer à faire confiance à la vie pour me guider. J’arrête de vouloir passer sans cesse en force. Je dépose mes armes aujourd’hui. Ma vie n’est plus un combat, que ce soit pour avoir de l’audience sur mes blogs, trouver des sujets d’article, me pousser à créer des podcasts ou des vidéos…etc.
Je souhaite laisser la vie couler en moi le plus librement possible, dans la mesure de ce que je peux le faire aujourd’hui, à mon niveau. Mes mots ne sont pas toujours justes et reflètent la difficulté que j’ai encore à parler avec mon coeur.
J’ai le profond désir d’être juste envers moi, envers vous tous, et de ne pas jouer le jeu de mon égo. Je souhaite vivre dans l’amour, l’amour pour moi et pour la vie, pour mes proches. Or comment m’aimer si je sens que ce que je fais sur mes blogs ne sonne pas juste, ne me correspond pas ? Je n’ai rien à vous montrer, je ne suis qu’une étudiante en amour inconditionnel, module qui n’existe dans aucune université !?
J’arrête donc de me répandre en bons conseils sur mes blogs. Je vais simplement continuer à les appliquer pour moi. Cette décision m’enlève un poids, celui que mon égo faisait peser pour que j’aille jusqu’au bout de l’expérience, pour que je rentabilise l’investissement, pour que je me batte pour me faire un nom dans le milieu du blogging, pour que mon blog ressemble à quelque chose, pour que j’ai des trucs intéressants à vous raconter, pour publier au moins un article par semaine…etc. La liste est longue des obligations que je m’étais imposées !
Alors c’est tout. Je me libère. Je scanne
et je passe à autre chose. Après tout, j’ai le droit de me tromper ?.
A chacun de trouver sa route.
Bon vent à tous,
Aude
PS : et même là, en écrivant cet article de « fin », je sens bien que je fais plaisir à mon égo, qui voulait une chute digne de lui ?!






